Embarquement immédiat

Embarquement immédiat

Le mariage de Stellia

 
 
 
 

Lectures sur l’allaitement

Au menu de ce billet, trois livres sur un sujet qui me tient à coeur concernant bébé : l’allaitement.
Au départ, je n’avais pas d’idée précise de la façon que nous choisirions pour nourrir bébé, et je crois qu’avant comme beaucoup de monde influencée par la culture ambiante
 j’avais une vague idée de biberon. Puis pendant la grossesse je me suis posée des tas de questions sur la manière dont je voulais mener ma “maternité”, au sens premier du terme.
Ni le papa ni moi n’ayant réellement baigné dans une culture de l’allaitement, il nous a fallu nous renseigner par le biais d’ouvrages sur le sujet. Voici les trois que j’ai lus.

Une gentille maman de quatre enfants, et je la remercie beaucoup, nous a offert le Thirion pour me familiariser avec l’allaitement et m’encourager gentiment à persévérer dans une voie pas toujours évidente, comme j’ai pu le remarquer par la suite.
Je me suis plongée dedans avec plaisir et impatience. Il est très didactique, très détaillé et explique avec beaucoup de précision et de clarté les mécanismes de la lactation, notamment par le biais de schémas bien faits. Il démonte toutes les idées reçues sur l’allaitement en s’appuyant sur des études scientifiques et au final, on en ressort très informée et avertie. Il a été écrit par une sommité dans le monde de l’allaitement, aussi, ce qui explique son sérieux.
+ : clair et théorique
- : un poil militant à mon goût (lors de mes premières semaines de mise en place  très ardue, j’y ai cherché des réponses et n’ai trouvé que des explications laconiques voire pas).

L’allaitement de mon enfant, est le premier livre que j’ai reçu parmi d’autres ouvrages sur la grossesse en général, mais je ne l’ai lu qu’en deuxième, prise dans l’élan de ma lecture du Thirion.
C’est un guide pratique, qui explique la mise en place concrète de l’allaitement, en le considérant comme faisant partie du grand “tout” de la grossesse et de la féminité. Il aborde différentes thématiques : comment allaiter au début et à la maison, comment allaiter et vivre son couple, comment allaiter et rester zen, etc., mais est plus axé sur des pistes concrètes comme la reprise du travail et la conciliation allaitement / boulot.
+ : sympathique et plein de conseils (remplit bien son contrat de “guide”)
- :  un style un peu trop lyrique (des envolées métaphoriques un peu déconcertantes qui, à mon sens, nous “coupe” un peu de la réalité et n’aide pas à se faire une idée concrète).

Je lis le troisième avec délectation. Il m’a été prêté par une conseillère de la ligue locale pour l’allaitement, parce que j’avais plein de questions pratiques à lui poser et qu’un entretien d’une bonne heure n’y suffirait pas. Et ça a été mon coup de coeur. Ce livre est ma bible sur le sujet : il parle de tout, tous les aspects possibles, de la préparation à la mise en place concrète en passant par l’équilibre nutritionnel ou les questions fréquemment posées. Il est émaillé de témoignages et de petites photos de mamans et de bébés. Ce que j’aime aussi, c’est qu’il aborde les problèmes qu’on peut rencontrer (un chapitre est consacré aux difficultés). Il ne se limite pas qu’à l’allaitement mais l’englobe dans une philosophie générale sur le maternage. Bref, il est exhaustif, plaisant à lire, et s’il ne fallait en retenir qu’un, pour moi ce serait celui-là.
+ : exhaustif et complet (c’est un pavé)
- : un peu “prosélyte” car se réfère tout le temps aux actions et réunions de la Leche League (mais en même temps c’est un ouvrage édité par ladite association, c’est peut-être normal)

Et vous, quelles sont ou ont été vos lectures sur l’allaitement de bébé (qu’elles vous ait aidé ou pas) ?

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Une journée de pépette

C‘est un peu pauvre en billets, ces derniers temps, par ici… Il est vrai que je suis sollicitée à plein temps et me transforme quotidiennement en déessse hindoue (qui ont la particularité, elles, d’être pourvues de plein de bras !).
Histoire de vous plonger dans le quotidien de notre trio familial, rien ne vaut une immersion in situ  ; alors voici en exclusivité une journée de pépette.

Aux alentours de 8h, 8h30 (voire 9h si elle dort d’un profond sommeil), la Pépette se tortille, s’étire et pédale dans le vide avant d’ouvrir un oeil pour scanner la pièce. Si le regard laser ne détecte aucune présence, Pépette hurle de tous ses petits poumons. Sinon, comme c’est généralement le cas, elle constate que ses géniteurs ne sont pas loin, occupés à siroter café et thé en attendant son royal réveil ; alors, Pépétte fait plein de sourires et de “aeuh” pour manifester sa joie.

Après avoir fini le petit déj’ et câliné un moment la princesse, papa l’enlève dans ses grands bras et tout le monde file dans la chambre princière (oui, Pépette dort avec papa-maman) pour la toilette et éventuellement le bain.
Pépette, le change, elle n’aime pas ça. Mais elle s’y plie de bonne grâce au début (mais faut pas que ça dure trop longtemps !). Le bain c’est une autre histoire, c’est super et ça ne dure pas assez! et surtout c’est suivi du séchage et du rhabillage, et là, sans abuser, si on pouvait aller plus vite ou même zapper les étapes! à tout hasard Pépette braille bien fort au cas où, pour accélérer les choses et obtenir plus vite la tétée de consolation et de ptit-déj’. Qui peut durer un bon moment et au cours de laquelle souvent, elle s’endort (c’est usant tout ça !).

En fin de matinée, la Pépette se réveille généralement dans son couffin (quel miracle !), tandisque papa et maman sont occupés en cuisine à ranger ou faire à manger. Puis ils mangent. Soit elle les laisse faire, magnanime, en gazouillant tout son soûl (elle est de bonne humeur et a bien dormi, merci), soit elle réclame bien fort de quoi se sustenter (non mais c’est dur de dresser le petit personnel de nos jours).

Après le déjeuner, soit pépette vaque à son occupation préférée : admirer son mobile en rigolant et en gazouillant (le temps qu’on range sa chambre, et plie son linge et ses couches) ; soit elle décide d’occuper les bras de papa ou maman (de préférence, pour téter tant qu’à faire) tout l’après-midi, en résistant malgré leurs fourbes tentatives pour la reposer endormie dans le couffin ou sur le cale-bébé. Mais elle veille et ne dort que d’un oeil ! non mais.

La tombée de la nuit, ça la rend un peu nerveuse, la Pépette : il faut donc qu’elle se rassure en tétant dans les bras de maman (qui, bizarrement, n’a pas l’air folle de joie : ben quoi, c’est pas fait pour ça une maman ? :P ). Des fois Pépette se retrouve calée sur un coussin en forme de fer à cheval bien moelleux, pendant que maman pianote d’une main sur son clavier d’ordi ou dirige difficilement sa souris (elle a appris à être gauchère par moments, faut se surpasser dans la vie!).

Pendant que les parents dînent, Pépette tente de regarder la télé parce qu’elle adore ça : c’est coloré, ça bouge, mais on la contrarie sans arrêt en mettant des coussins dans son champ de vision ! Pépette est grognon parce qu’elle a sommeil, mais ne veut pas dormir, il y a encore tellement de choses à regarder autour d’elle ! Dans les bras c’est mieux, et si on la promène dans toute la pièce, c’est encore mieux, non mais ! :D

A un moment, maman la prend et l’allonge sur sa couverture rose et son cale-bébé, et s’allonge à côté d’elle : c’est le signal bien connu, alors Pépette fait une cascade (roulade latérale, pouf), se blottit contre maman, et s’endort béatement au sein pendant qu’on lui caresse la tête ou la main. La journée a été dure et une longue journée l’attend le lendemain. :oops:

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Les couches lavables (3)

Voici le troisième opus de ma série sur les couches lavables (très plébiscitée au demeurant, et je trouve ça super !).

La demoiselle a étrenné les couches lavables dès les premiers instants, au sortir de la salle d’accouchement, dans la salle de naissance. C’est son papa qui la lui a mise, car l’infirmière qui l’accompagnait ne connaissait pas. Puis, à la maternité, dans les chambres et la nursery, pour tous les soins, toutes les sage-femmes, puéricultrices et infirmières s’y sont vite fait : notre louloute portait des couches lavables : elles l’ont baptisé le “bébé bio” ou le “bébé écolo”. C’est d’ailleurs la première qu’ils ont vu passer, dans le service ! :lol:
Contrairement à ce que je pensais (heureusement !) il n’y a eu aucun a priori négatif. On nous a souvent demandé comment ça fonctionnait et combien ça coûtait, quid de l’entretien, et voilà. Super. Chéri ramenait les couches sales (stockées dans le sac étanche qui va avec) à la maison et m’en apportait des neuves.

A la maison, ensuite, l’utilisation des couches au quotidien s’est fait sans problème (bon, en même temps on n’a pas connu de jetables donc pas d’élément de comparaison) : stockage des couches sales dans le seau, et machine à laver tous les deux jours, ou deux jours de suite si on prévoit un sale temps car elles sèchent à l’air libre et pas en sèche-linge.

Aujourd’hui, elles sont toujours aussi douces. Les inserts en tissu qu’on met à l’intérieur, sont un peu moins doux, mais je n’ai pas encore réalisé de “décrassage” en machine (avec du vinaigre blanc en prélavage puis la lessive habituelle).
Le papier absorbant, qu’on utilise à chaque fois, est utile pour les selles puisqu’il les empêche de s’incruster plus dans la couche en tissu.
Et bébé est au sec, car effectivement le Tencel tient ses promesses : l’humidité des pipi est évacuée vers le fond de la couche (et les vêtements) : le linge et la couche sont mouillés mais les fesses de bébé sont à peine humides ; moites et au chaud. J’ignore si ça vient d’elles ou si Pépette est d’un naturel accomodant, mais elle ne chouine jamais quand elle a fait dans sa couche. Si on ne vérifie pas, elle ne pleurera pas pour nous avertir. Mais ses fesses sont douces, sans érythème ni rougeurs, pas agressées du tout (le liniment y est peut-être un peu pour quelque chose).
En ce qui concerne la culotte imperméable, on ne la met que quand on sort et qu’on ne veut pas changer ses vêtements (mais juste la couche) et c’est nickel.

Et le bémol ?
la couche a l’air grosse sur un tout petit bout de chou. Cela dit, pas plus de fuites qu’avec des couches jetables plus ajustées (on n’a eu à ce jour que 3 explosions et débordements de popo). Et la taille de la couche dépend de chaque marque. Pour les vêtements, ça rentre ;) ça permet aussi de mettre des petits pantalons et des culottes 3 ou 6 mois !
Pour le séchage, je trouve qu’on aurait été plus à l’aise avec une dizaine de couches de plus (20 c’est trop juste en hiver) : certains soirs on a du précipiter le séchage des couches au radiateur ou au fer à repasser.
Et, il est impératif d’avoir le Snappi, les Velcro de ces couches sont nuls (cf photo : c’est l’élastique triangulaire muni de petites griffes qui s’accrochent fermement au tissu des couches).

Au final, je suis très agréablement contente (et Monsieur aussi, qui s’occupe des couches finalement plus que moi !), et je ne trouve pas que ce soit une si grande contrainte que ça, en fait.

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Déjà deux mois

Vous m’excuserez pour l’originalité débordante du titre de ce billet, mais il y a belle lurette que mes neurones fatigués sont en mode veille…
Je passe donc vous faire un petit coucou rapide, vous assurer que tout va bien chez nous, et que, bien sûr, comme tous les bébés, le nôtre pousse comme il se doit.
A son âge, la demoiselle est un bébé éveillé, qui regarde autour d’elle et prend conscience de son environnement : tout l’attire -même les choses les plus improbables comme un mur blanc ou le tressage du canapé. Elle est plus calme et pleure moins souvent, en revanche elle sait se faire entendre quand elle en a besoin, par un cri bref mais perçant quand elle a faim par exemple.
L’allaitement va très bien car elle pousse comme un charme, et fait aujourd’hui 58 cm (oui, pour l’occasion on a dépoussiéré mon mètre de couturière inutilisé).
Nous sortons un peu avec bébé, et ça se passe bien, même si le lendemain elle est en demande de câlins plus que d’habitude.
Pour occuper les longues séances de tétées (il y en a plein, et parfois ça dure), je m’amuse avec ses photos (car, comme toute bonne mère gaga de sa progéniture, je mitraille la mienne sous toutes les coutures !) : j’ai ouvert une section “Scrap” dans mon Album, dans lequel vous pourrez trouver un arrangement de la photo d’illustration du billet : oui, c’est ma demoiselle, et elle aura deux mois demain ! :XO:

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Les nuits de Monsieur et Madame

On ne perçoit vraiment la valeur des choses que lorsqu’on les a perdues. Et je ne mesurais pas la chance qu’on avait, avant, de pouvoir se couler avec bonheur sous la couette, de poser sa tête au coeur d’un oreiller moelleux et de s’endormir béatement dans mon lit douillet. Non. Car depuis bébé, ça, c’est fini. :cry:
(Aha! non, ce n’est pas un billet sulfureux, qu’est-ce que vous croyiez?)
Au début, on ne se coulait plus béatement, car à peine avait-on la tête posée sur l’oreiller que bébé braillait déjà pour qu’on soit sûrs qu’il existe réellement et ne fasse pas partie de nos doux rêves. Et puis à force de se relever, la couette a fini par peser lourd. Et le babyphone faisait plein de chuintements bruyants qui me faisaient sursauter à chaque fois. Et j’ai fini par ne plus apprécier la fourbe mollesse du lit qui m’empêchait de dormir d’un oeil vif et alerte (au cas où je louperais un appel de bébé). :P
De toute façon, les premières nuits, on se relayait pour voir si tout allait bien et si bébé respirait toujours (on est un peu paranos au début). Et puis, comme j’allaite mon bébé, et que celui-ci est un glouton de premier ordre, je devais me relever très souvent la nuit pour le nourrir (on ne veut pas affamer son bébé, évidemment).

Aller de notre chambre à la sienne est devenu difficile et un soir, le babyphone a rendu l’âme. Impossible d’envisager de dormir. On a déménagé bébé dans un couffin, dans notre chambre. Beaucoup mieux pour l’entendre ; on s’est rendu compte qu’un bébé, ça fait PLEIN de bruit. Des respirations fortes, des couinements, des hoquets, des raclements de gorge, des expectorations, des vibratos, des silences inquiétants (oui, ça interpelle autant qu’un bruit). Auxquels, évidemment, je suis suspendue.
En revanche, beaucoup plus simple pour le prendre dans nos bras, et moi pour l’allaiter. Assise. A minuit ; une heure ; deux heures trente ; quatre heures ; cinq heures ; six heures… (oui, je ne suis pas experte en positions d’allaitement, je suis plutôt basique : bébé dans mes bras, en “madone classique”). Tombant de sommeil et piquant du nez. Ah oui, les premières nuits ont été difficiles et porteuses de grandes interrogations existentielles : est-ce normal que bébé dorme si peu ? qu’il tète autant ? qu’on tienne si peu le coup ? (pour ce dernier point, on s’y fait, en fait).

Un soir, après moult lectures et furetages sur internet, on s’est dit que c’était un peu vain de vouloir imposer un rythme circadien à un nourrisson. Après tout, quels sont ses besoins ? principalement téter, être câliné par papa et maman… Et on l’a voulu ce bébé. On regardait un film, je me suis allongée sur le canapé pour l’allaiter sur le côté et reposer mon dos fatigué et là… il s’est endormi. Et là, j’ai eu la révélation. A partir de ce moment, on a dormi avec bébé. Et depuis, on passe des nuits super. Tout le monde est content, et au coucher et au réveil on est gratifiés de grands sourires et de gazouillis pleins de conviction. Depuis, plus de pleurs ni de crises, et il nous semble que bébé est plus détendu qu’avant.
Chaque chose en son temps, bébé regagnera son lit quand il sera prêt. Rien ne sert d’aller contre le courant… :wink:

Et vous, comment faites-vous vos nuits ?

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Déjà un mois

Depuis un peu plus d’un mois, nous sommes trois à la maison et dans la vie. Depuis qu’on est rentrés de la maternité avec un petit passager supplémentaire précautionneusement harnaché dans son siège auto, notre vie n’est plus la même. Je vous disais que nous étions dans une bulle hors du temps. Un mois plus tard, c’est toujours le cas !
Cela dit, les choses changent un peu, doucement. Il y aurait tant à dire sur  le fait d’être parents, sur le quotidien, les nuits, l’allaitement, les pleurs de bébé, son évolution surprenante de jour en jour, le bain, les soins, les gens, nous… si j’avais le temps.
Car bébé prend tout notre temps. S’occuper d’elle c’est super, mais c’est prenant. C’est un bébé adorable qui ne pleure que quand le soir tombe (et encore au début, maintenant elle s’est calmée à ce propos), quand elle a faim (souvent, c’est un petit ogre) et quand elle veut les bras (souvent aussi, c’est un ”bébé-à-bras”). 
On a du s’habituer à la manipuler, la prendre, ce n’est pas évident au début (ce n’est pas inné… on nous apprend, à la maternité, avant de nous laisser partir dans la nature avec bébé !) puis ça vient, on prend confiance, et on se met dans le crâne que c’est notre bébé, et on est plus à l’aise qu’au début.
Chéri, l’heureux papa, est tout à fait à l’aise, lui. Il fait tout (les couches, le bain, la changer, la bercer, la calmer etc) et sans lui pour gérer le quotidien, ce serait beaucoup moins facile. 
J’allaite bébé à la demande, ce qui est, d’après sa pédiatre, un sacerdoce ; elle a raison : il faut être disponible pour bébé 24h/24, et faire une croix sur plein de choses. Adapter son emploi du temps. Vivre au rythme de bébé. Je parle pour nous : on a fait le choix de s’adapter au bébé plutôt que l’inverse. D’autres parents ont d’autres manières de faire. Nous, on la prend dans nos bras quand elle pleure, on ne la laisse pas pleurer. On lui donne à manger quand elle demande, car elle sait quand elle a faim, et des fois veut des tétées-câlins. On dort avec elle si possible. On ne sort pas et on limite les visites au début, car bébé est fragile et a besoin de prendre d’abord ses marques et ses repères avant d’intégrer une overdose de choses nouvelles. On nous voit comme des parents soucieux et très (trop ?) à l’écoute. C’est vrai, on assume. Et on est contents tous les trois !
Bon, je vous laisse : bébé réclame sa maman !

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Sur un nuage

J‘ai pris beaucoup de retard, et de temps, avant de retrouver le chemin de mon ordinateur (et encore ! c’est momentané !)… Enfin, ça y est, la pépette tant attendue est enfin arrivée il y a plus d’une semaine maintenant. Tout s’est bien passé, et tout le monde va bien, bébé, maman, papa, malgré la fatigue immense qui nous submerge tous et l’accumulation de nuits blanches…
Malgré tout, nous sommes encore dans notre bulle hors du temps, pas encore atteri, alors je vous fais juste un petit coucou et je vous embrasse bien fort, je reviendrai faire un “vrai” billet pour vous raconter tout ça quand j’aurai atterri… :D  à bientôt!

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Petits constats sur la grossesse

Edmond Dulac

Edmond Dulac

Apparemment, il est dit que la miss est une vraie fille qui aime faire attendre son petit monde. Bon, c’est vrai que je suis “dans les temps” : il lui reste encore quelques jours de répit. On est pressés, mais c’est vrai qu’en regardant en arrière, quel chemin parcouru depuis le début de cette grossesse ! Pour passer le temps, je viens faire avec vous un petit retour en arrière sur les joies et désagréments que cela occasionne. Je vous passe les habituels poncifs sur les sautes d’humeur et “caprices” de la femme enceinte, et puis chacune est différente.
En définitive, j’ai adoré être enceinte, ça m’a appris à être un peu plus centrée sur mon corps et à m’écouter (pas si évident que ça), à m’accepter, accepter les transformations physiques, les rondeurs disgracieuses (que chéri ne trouve pas du tout disgracieuses, bizarrement), parce que ça fait partie du processus. Pendant quelques mois, on met plein de choses de côté, pour redécouvrir l’essentiel, on prend l’habitude d’aller au coeur des choses. J’ai aimé les temps lovés au fond du canapé avec Chéri, à imaginer ce que sera notre vie (de parents, de famille, à trois) : comment on la construira, où on veut la mener…
Enfin ! plein de choses ! Plus légèrement, je vous ai fait un top ten des choses que j’ai aimées ou non pendant la grossesse.

10 constats sur la grossesse

● 5 choses désagréables :

- les interdits et restrictions alimentaires (viande bien cuite, plus de cru, faire attention à bien laver ses fruits et légumes au vinaigre blanc, éviter les fromages non-pasteurisés – les meilleurs, quoi!…)

- les jambes, mollets, chevilles et pieds qui enflent d’un coup sur la fin de la grossesse, qui font ressembler à un Hobbit, et qui restent comme ça jusqu’à l’accouchement (ce qui oblige à trouver de nouvelles paires de chaussures plus larges dans lesquelles je puisse à nouveau caser mes petons déformés).

- l’acné et les boutons : j’ai été épargnée pendant mon adolescence bénie (je ne connaissais pas mon bonheur, manifestement :cry: ) et voilà, il fallait que je connaisse ça : dès les premiers mois, mon visage s’est constellé de boutons, plus ou moins selon les mois… En ce moment, heureusement, ça s’atténue (en même temps je suis sur la fin! il serait temps!)

- la montée d’hormones : il y en a qui peuvent trouver ça bien, moi ça me plaît moyennement de sentir ma gorge se serrer à tout bout de champ et de voir, consternée, s’écouler mes larmes dans à peu près n’importe quelle circonstance (il n’y a plus de biscuits au chocolat, le film est tellement… j’ai pas de mots alors je pleure, tout le monde est grognon aujourd’hui, je suis fatiguée, j’ai envie de sushi et je n’ai pas le droit…).

-on est plus attentionné et prévenant envers une femme enceinte. On nous propose le seul siège libre, on nous demande si on a faim, soif, si tout va bien, on s’occupe de nous gentiment, on se propose de faire des choses pour nous…

● 5 choses plaisantes :

- le ventre qui s’arrondit à vue d’oeil (et sur la fin, on y a pris goût, et ça fait tout bizarre de se dire qu’on va le perdre, tellement c’est devenu naturel de le voir, d’y passer la main…).

- sentir bébé gigoter sous mes caresses, répondre à mes petites chatouilles, le sentir bouger et s’étirer, et jouer avec moi au jeu des coups de pieds dans les flancs (si si, c’est très marrant : elle tape, et je chatouille le petit pied, qui se retire, puis retape… etc :D ).

- la nouvelle taille de bonnet (voui! :XO: ) : un jour, sans crier gare, le miroir révèle une chose extraordinaire : de nouvelles formes! on peut prendre d’une à plusieurs tailles pendant la grossesse, et/ou pendant la montée de lait. Evidemment, il faut obligatoirement acheter de nouveaux dessous adaptés (et ça c’est agréable !)

-la croissance de la kératine : ongles et cheveux poussent vite, fort et bien pendant la grossesse : pour ma part plus d’ongles dédoublés, ils sont devenus brillants et plus durs ; quant aux cheveux, ils poussent vite, et sont brillants et plus facilement gérables qu’avant (pourvu que ça dure…)

- les gens : quand on est enceinte, les gens deviennent désagréables, parce qu’ils considèrent qu’on est devenue une “chose publique” et qu’on peut à tout bout de champ nous poser des questions d’ordre privé, sans parler de nous tripoter tout le temps sans demander (à part quelques rares exceptions j’avoue que la majorité des gens ne m’ont jamais demandé avant de poser leurs mains sur mon ventre, ou alors me demandent la main déjà posée s’ils peuvent. Ben tiens).

Et vous, qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

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Reines et favorites

D’heureux évènement, toujours pas : petite demoiselle se fait ardemment désirer. Aussi, c’est un billet d’un tout autre genre que je vous livre ici : ma dernière lecture, finie hier soir, et qui m’a beaucoup plu.

J’ai toujours aimé les biographies historiques, et je trouve l’Histoire plus parlante lorsqu’elle est rendue “vivante”. Cela dit, Reines et favorites dont il est question ici, est un ouvrage généraliste qui relate la trace des femmes ayant un tant soit peu marqué l’histoire de France.
D’une écriture plaisante et agréable à lire, l’auteur nous brosse le portrait de ces femmes et de leur entourage, et nous plonge dans leur vie quotidienne avec talent. J’ai beaucoup apprécié son ton direct, pas du tout didactique ni pontifiant, qui rend immédiatement les dames en question accessibles et vivantes. Reines ou favorites, donc, revivent sous sa plume  par chapitres succints mais complets. L’avantage d’un tel ouvrage est qu’on a un panorama chronologique complet de qui a succédé à qui, mais il nous laisse quand même toute latitude de creuser dans d’autres biographies dédiées à la vie de celle(s) qui nous intéressent le plus.
Leurs destins sont souvent semblables, qu’elles soient destinées à régner, ou à rester dans l’ombre d’un monarque, et régis par l’étiquette, les conventions qu’elles s’appliquent à plier à leurs envies avec plus ou moins de succès… Elles n’aspirent qu’au pouvoir, à la liberté, ou à l’envie d’être distinguée et élue par l’homme le plus puissant de France… Mais combien de fins heureuses, dans le fond ? combien sont mortes empoisonnées, recluses en couvent, retirées du monde et des fastes de la cour ? lesquelles ont enfanté, lesquelles ont gouverné, et lesquelles ont pu vraiment prétendre à une vie satisfaisante ?

Si comme moi le sujet vous intéresse, vous retrouverez avec plaisir les parcours des souveraines, marquises, comtesses et favorites, et vous plongerez l’espace de quelques heures (très facile à lire :up: ) dans l’univers des soeurs Médicis, de Margot, des Autrichiennes venues épouser un roi de France, des favorites mariées vite fait puis dotées de titres de noblesse pour pouvoir entrer à la cour, et de la dernière reine de France, Marie-Antoinette.

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9 mois, l’attente

John Singer-Sargent, A gust of wind
John Singer-Sargent, “A gust of wind”

Depuis quelques semaines, j’ai entamé le dernier mois de grossesse. Il nous reste à présent, en théorie, moins de 20 jours pour rencontrer enfin notre pépette. C’est évidemment à la fois peu et si long ! Cette attente, qui nous paraît une éternité quand chaque matin on se lève la chambre et les bras vides, peut sembler bien dérisoire lorsqu’on a attendu pendant des mois l’aval du petit test matinal, puis les longs mois de la grossesse. Pourquoi, à ce stade, l’attente est-elle si vive ?
Toujours est-il que Chéri et moi prenons notre mal en patience, pas le choix… Mes pérégrinations sur la toile m’ont amenée à prendre connaissance de “on dit” hétéroclites, un peu remèdes de bonne femme, un peu basés sur le bon sens… Et comme toute femme enceinte pressée, je me suis dit que dans la mesure où ça n’était pas nocif pour bébé ni pour moi, pourquoi pas ?
C’est ainsi que je me suis mise à marcher assidûment pour faire descendre bébé et ouvrir le col ; que j’ai écumé les herboristeries de la région pour trouver de quoi me faire de la tisane de feuilles de framboisier et de la tisane de sauge (réputées favoriser la maturation du col et faciliter les contractions), que je bois sagement tous les jours malgré leur goût pas terrible-terrible ; que matin et soir je fais consciencieusement les exercices de respiration ventrale et de poussée apprises par la sage-femme, pour que bébé se positionne bien, favoriser quelques contractions et pour m’entraîner le jour venu. Je monte et descends inlassablement mes escaliers (ce qui était une plaie aux mois “difficiles” est à présent un atout dans mon programme actif). En bref, je limite mes séances de détente sur canapé, pour activer un peu le travail, on ne sait jamais.
Pour le moment, bien évidemment, rien de bien concluant : la nature sait ce qu’elle fait et le bébé viendra uniquement quand il sera prêt (et la louloute est loin d’avoir envie de sortir de mon giron douillet, apparemment !). Cela dit, tout ce remue-ménage a l’avantage de m’occuper, d’avoir l’impression de “mener” ma grossesse plutôt que de la subir passivement, et qui sait ? peut-être que ça joue un petit peu, dans le fond ?
Je vous tiendrai au courant d’ici là, en espérant que le prochain billet soit -enfin !- une annonce !  :halo:

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Citations

L’amour, c’est l’occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde, pour l’amour de l’être aimé. — Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète

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